Racheté fin 2008 par la société Chartreuse et Mont-Blanc, dirigée par Bruno Cercley, le Groupe Rossignol alors menacé de disparition entame un redressement spectaculaire.

Enregistrant à cette époque des pertes s’élevant à 200 000 euros par jour, avec une dette de près de 300 millions d’euros, le groupe opère un recentrage sur le ski, son cœur de métier.

Il analyse également l’opportunité de relocaliser certaines productions afin de les rationaliser, d’assurer un meilleur contrôle sur celles-ci et de les rapprocher de son marché principal, l’Europe.

C’est ainsi qu’un premier rapatriement de la production de fixations depuis la Pologne vers le site de Nevers a lieu en mars 2010. Et ce n’est que le début : suivent 75 000 paires de skis juniors fabriqués à Taïwan, dont la production est relocalisée en France sur le site de Sallanches en septembre 2010, puis la relocalisation de 20 000 paires de skis supplémentaires depuis Taïwan vers la France au second semestre 2012.

En tout, ce sont 40 nouveaux emplois qui ont été créés sur le site de Haute-Savoie, auparavant menacé de disparition, dans un bassin d’emploi en tension.

Après avoir largement réussi son pari, le groupe Rossignol envisage désormais l’avenir avec confiance.

Une réussite exemplaire dont les grands médias français et étrangers se sont emparés, avec plus d’une centaine de retombées presse les seules journées des 10 et 11 janvier 2013.

LeFigaro, 11 janvier 2013.

Les Echos, 11 janvier 2013