Les chefs d’entreprise français plus optimistes que les allemands sur la transition énergétique Click To Tweet

  • 74% des chefs d’entreprise français voient la transition énergétique comme porteuse de croissance et d’ouverture de nouveaux marchés, contre 43% des dirigeants allemands
  • Mais les chefs d’entreprise allemands font davantage confiance à leur gouvernement pour mener à bien la transition énergétique que les chefs d’entreprise français

Innovation technologique et nouveaux marchés : les Français voient plus d’opportunités dans la transition énergétique

Les entrepreneurs français et allemands sont unanimes sur l’urgence d’une politique de transition énergétique (pour 84% des dirigeants français et 87% des dirigeants allemands). Toutefois, les dirigeants français sont plus optimistes que leurs homologues allemands sur ses impacts :

  • 87% des dirigeants français jugent que la transition énergétique sera porteuse d’innovation technologique, contre 68 % des allemands
  • 74% des français anticipent des impacts positifs en terme de croissance et d’ouverture de nouveaux marchés, contre 43% des dirigeants allemands

Les entreprises françaises pas assez écoutées par les politiques, les allemandes impliquées

Les dirigeants français sont 78% à considérer que leurs suggestions et revendications ne sont pas prises en compte par leur gouvernement, tandis que les dirigeants allemands se sentent écoutés, pour 55% d’entre eux.

Pourtant, tant le secteur privé français et que le secteur allemand se considèrent comme des acteurs majeurs de la transition :

  • 63% des dirigeants d’entreprise français et 52% des dirigeants d’entreprise allemands considèrent avoir un rôle important en matière de transition énergétique
  • De fait, plus de 8 entreprises françaises sur 10 déclarent avoir déjà procédé ou être prêtes à procéder à des investissements, notamment dans l’efficacité énergétique et dans les énergies renouvelables.

Les chefs d’entreprise allemands font davantage confiance à leur gouvernement pour mener à bien la transition énergétique que les chefs d’entreprise français

Les dirigeants allemands ont beaucoup plus confiance en la capacité de leur gouvernement à réaliser ces objectifs que les responsables d’entreprise français :

  • Les dirigeants d’entreprise allemands sont plus positifs sur les objectifs définis par leur gouvernement, qu’ils jugent ambitieux (66%) ; réalistes et atteignables (63%) ; et concertés (58%)
  • Les entrepreneurs français en revanche considèrent les objectifs de leur gouvernement moins ambitieux (54%) et surtout peu réalistes et atteignables (37%), car ni clairs (27%), ni concertés (26%), ni fixés à un rythme adapté (28%).
  • Les entrepreneurs des deux cotés du Rhin ont une perception positive de l’Energiewende (62% des entrepreneurs français et 63% des entrepreneurs allemands).

La perception de la mise en œuvre des politiques de transition énergétique connaît le même décrochage :

  • 46% des dirigeants allemands jugent suffisants les moyens mis en œuvre par leur gouvernement contre seulement 16% des dirigeants français.

Une coopération franco-allemande plébiscitée

Parmi les moyens identifiés de favoriser la réussite de la transition énergétique, la coopération franco-allemande se détache clairement :

  • 79% des dirigeants français et 65% des allemands souhaitent une plus ample coopération entre la France et l’Allemagne dans le domaine de la transition énergétique.

Pour Stephen Boucher, directeur de programme à la Fondation Européenne pour le Climat :

« Beaucoup de choses négatives sont dites en France sur l’Energiewende, la transition énergétique allemande. Ce sondage montre que les entrepreneurs français en ont une image beaucoup plus nuancée et positive. Ils nous disent en substance : ‘la transition est urgente, c’est une opportunité de croissance et d’innovation, mais il faut s’en donner les moyens’. »

« Alors qu’ils sont prêts à s’engager pleinement dans la transition, ils nous suggèrent aussi que la France pourrait rater les opportunités industrielles que celle-ci présente, en l’absence d’objectifs plus ambitieux, de moyens plus clairs, et d’une plus grande concertation avec le secteur privé. »

Le rapport complet de l’enquête

Note détaillée de présentation de l’étude

Le communiqué de presse d’annonce des résultats